Le futur rover lunaire sera-t-il équipé de pneus Michelin ? Réponse dans un an (Photo @Michelin)
Les pneus Michelin fouleront-ils un jour le sol lunaire ? Pour l’heure, la décision n’est pas encore définitive, mais Bibendum est en bonne voie pour relever le défi. La Nasa vient en effet de révéler le nom des entreprises finalistes pour développer le futur module lunaire qui partira en 2028 dans le cadre de la mission Artémis V. Parmi les trois équipes encore en lice, Venturi Astrolab, Lunar Outpost et enfin Intuitive Machines à laquelle est associé Michelin, pressenti pour fournir ces fameux pneus sans air. « C’est une grande fierté pour notre groupe. Nous allons tout faire pour aller jusqu’au bout de cette fabuleuse aventure », se réjouit le groupe.
Ainsi, le numéro un mondial du pneumatique pourrait bien équiper le futur module lunaire Moon Racer qui embarquera pour la lune avec deux personnes à son bord. Un défi technologique auquel se prépare depuis déjà trois ans le n°1 mondial du pneumatique car rouler sur la Lune est loin d’être une sinécure.
Testé dans les volcans d’Auvergne
« Il faut que le pneu résiste à des températures extrêmes, entre -240°C et + 100°C, et roule sur un sol abrasif, compact et agressif », précise Florian Vilcot, expert en innovation en charge du projet Artémis chez Michelin. Pour développer leurs prototypes, les ingénieurs maison ont procédé à de nombreux essais entre leurs équipes américaines et les pistes de Ladoux où se trouve son centre de R&D mondial. « Nous avons aussi testé nos pneus dans le jardin des volcans d’Auvergne, poursuit Florian Vilcot, notamment dans le volcan à ciel ouvert de Lemptégy qui présente des similitudes avec le sol lunaire ».
Si d’aventure Michelin ne devait pas être sélectionné pour le projet Artémis, l’investissement des équipes ne serait pas vain. « Les travaux menés sur le pneu lunaire nous permettront des transferts de technologies très intéressants. Nous allons améliorer nos modèles de mobilité sur sol meuble qui nous serviront pour nos futures générations de pneus agricoles, entre autres. C’est tout l’intérêt de ce sujet », souffle l’équipementier.
Après avoir été l’unique fournisseur de la Nasa pour les navettes spatiales entre 1981 et 2011, Bibendum rêve désormais de mettre un pneu sur la Lune.
La startup Yacon&co qui propose une alternative au sucre, a été créée à Vichy (Allier) en mai 2021. Depuis, son appétit ne cesse de grandir. Elle vient de lever 2 millions d’euros.
Connaissez-vous le yacon ? Il s’agit d’un tubercule au superpouvoir sucrant naturel, cultivé au Pérou, mais prêt à conquérir le monde…Et cette conquête pourrait bien passer par Vichy dans l’Allier, où est née en 2021 la startup Yacon&co, la première entreprise française à produire et commercialiser ce sirop aux pouvoirs magiques. Deux fois moins calorique que le sucre blanc et quatre fois moins riche, ce super aliment à la texture similaire au miel permet de “sucrer” les pâtisseries, les yaourts, le thé et le café, sans nuire à la santé des consommateurs.
« J’ai découvert le yacon lorsque j’habitais aux États-Unis, se souvient la cofondatrice Raphaëlla Nolleau, 33 ans. J’avais des problèmes de digestion. Je devais supprimer complétement le sucre de mon alimentation. En 2019, j’ai rencontré Thierry, l’un de mes futurs associés, qui m’a parlé pour la première fois du yacon. L’idée d’en produire en France a alors fait son chemin ». Thierry, originaire de Vichy est diabétique et insulino-dépendant à cette époque. « Depuis que je consomme du yacon à la place du sucre, je ne me pique plus et j’ai retrouvé une vie normale », promet le quadra qui partage l’aventure avec un troisième associé, Clément Poyade, lui aussi originaire de l’Allier. « 50% des Français sont en surpoids. C’est un constat alarmant et il est urgent de trouver la solution au problème du sucre », plaident les trois cofondateurs de Yacon&co.
Une croissance de 250%
C’est ainsi que naît en 2021 à Cusset la première usine de conditionnement de yacon. « Cette poire de terre est cultivée principalement au Pérou. Nous l’importons par containers et le conditionnons dans notre usine dans l’Allier. Aujourd’hui nous sommes sur une moyenne de 40 000 pots par mois écoulés via notre site internet ou en magasins partout en France », développe Raphaëlla. Présente dans plus de 700 magasins bio dont Naturalia et Biocoop, la startup compte plus de 100 000 clients en ligne, connaît une croissance de 250% annuelle et emploie désormais seize personnes.
Mais depuis quelques mois, la startup bourbonnaise connait une ascension phénoménale. Raphaëlla, Clément et Thierry réussissent à convaincre des investisseurs stars de l’agroalimentaire, auprès de qui ils réalisent fin 2023 une première levée de fonds de 1,7 million d’euros. En février dernier, ils enchainent en participant à la célèbre émission sur M6, « Qui veut être mon associé ? », où ils obtiennent 250 000 euros supplémentaires. « Avec ces 2 millions d’euros, nous ambitionnons de devenir tout simplement leader mondial du sirop de yacon et de passer de 600 à 2 000 enseignes bio en Europe. Nous sommes également en train de construire notre propre usine au Pérou pour produire 400 tonnes de sirop de yacon par an ! », développent les trois associés.
En trois mois, Yacon&co a réalisé trois fois son chiffre d’affaires de toute l’année 2023. Le yacon n’a pas fini de révolutionner les palais.
Comment le groupe familial auvergnat Elancia, dirigé par Thierry Vallenet, est devenu le premier réseau national de salles de remise en forme labellisées Sport Santé (Photo : DR).
Cinquante salles de sport, 63 000 adhérents, 19 franchises et 130 collaborateurs… En 20 ans, la marque Elancia a connu une ascension fulgurante. « Au tout début, c’est mon beau-frère qui avait lancé cette idée de franchise. À l’époque, les gens qui allaient en salle arrêtaient assez vite car ils n’étaient pas accompagnés. Nous, nous avons eu l’idée de proposer un suivi individualisé avec bilan sportif complet et programme adapté à chacun, le tout stocké sur une clé USB ce qui permettait d’enregistrer les données. C’est ainsi que nous nous sommes démarqués », se souvient Thierry Vallenet, qui rejoint l’aventure en 2015 avant de devenir Président du groupe. « J’avais déjà connu une vie professionnelle très riche au sein d’un grand groupe international. Mais j’avais envie de changement. Quand mon beau-frère m’a proposé de le rejoindre, j’ai tout de suite accepté ».
De la Bretagne à Lyon
Portée par une vague d’adhésions, la direction adopte une stratégie offensive de développement à partir de 2015, comprenant l’ouverture de franchises, tout en continuant à développer des filiales. « Nous sommes passés de 14 à 31 salles. Il fallait lever des fonds pour continuer à grandir », poursuit Thierry Vallenet qui installe le siège de l’entreprise à Aubière. En 2017, le groupe auvergnat Dafy entre au capital. L’ascension continue. 2019, 46 salles Elancia maillent le territoire « de la Bretagne à Lyon », sur une trentaine de départements.
Survient alors la crise Covid. Confinement. Tout ferme le 15 mars 2020. « Il y a des dates que l’on n’oublie pas. Mais nous avons quand même réussi malgré la situation à ouvrir quatre nouvelles salles dans l’année ! », sourit Thierry Vallenet.
Labélisé « Sport Santé »
Elancia regroupe désormais plus de cinquante clubs en France, tous labellisés salle Sport Santé. « Nous avons axé notre stratégie sur l’amélioration globale du bien-être. Le concept s’adresse aux femmes et aux hommes de tout âge, de toute condition physique, sportifs ou débutants. Les adhérents sont accompagnés et suivis tout au long de l’année par un coach diplômé d’État formé au « Sport Santé », notamment à la prise en charge de la grossesse, de blessures ou de pathologies. C’est notre vraie plus-value », assure le Président.
La marque est ainsi devenue le premier réseau de salles de remise en forme labellisées Sport Santé, une distinction créée par la Société Française de Sport Santé (SF2S), composée de médecins et de professionnels de santé. « Il est décerné aux salles de sport respectant un cahier des charges très strict notamment en termes de sécurité, d’hygiène et de formation du personnel », poursuit la direction.
À 59 ans, Thierry Vallenet a encore du souffle. « Sans regret, ni remord », cet autodidacte prévoit de couvrir la totalité du territoire avec 300 établissements d’ici une dizaine d’années.
Alors que les fêtes de Pâques ont diffusé de bonnes odeurs sucrées dans l’atmosphère, le chef chocolatier auvergnat, Thierry Constant, continue d’imaginer de nouvelles créations. (Photo : GCI)
Chez les Constant, le chocolat, c’est une affaire de famille. Thierry, 53 ans, baigne dans l’univers de la gourmandise depuis sa plus tendre enfance. Fils de pâtissier et petit-fils de boulanger, cet homme affable est très rapidement piqué par la passion de ces arts culinaires. Diplômé d’un CAP en pâtisserie et chocolaterie, il peaufine rapidement son savoir-faire au détour de stages divers.
Trois enseignes dans le Puy-de-Dôme
Après avoir fait ses gammes dans la petite boutique familiale, l’artisan auvergnat gère aujourd’hui avec rondeur trois enseignes dans le Puy-de-Dôme : la boulangerie-pâtisserie Thierry Constant à Longues, ouverte par ses parents en 1979 qu’il gère depuis 1998, et les deux adresses de La Ruche Trianon, rue du 11 novembre à Clermont-Ferrand et avenue Lavoisier à Aubière, où se trouvent aussi ses ateliers. « Nous sommes passés en quelques années de 8 à 36 salariés », sourit cet infatigable amoureux des bonnes choses.
Ce qu’il préfère, c’est avant tout la fabrication : sélectionner les meilleures matières premières, les associer et créer. « J’aime me challenger, me renouveler, sentir les tendances et créer des nouveautés. L’essentiel est de privilégier les meilleurs produits. D’ailleurs, je suis allé l’an dernier visiter une plantation de cacaotier au Panama où se sert l’un de mes fournisseurs. C’était incroyable ! ».
5 000 pièces à Pâques
Si Noël représente environ 30 % de son chiffre d’affaires annuel, Pâques est aussi une période chargée pour le chef chocolatier.« C’est le deuxième gros pic de l’année. On fabrique jusqu’à 5 000 pièces, mais c’est aussi la période la plus rigolote pour nous. Cette année, nous avons travaillé sur cinq nouveautés. Il faut bien se démarquer de ce que proposent les chocolateries industrielles. Ici on ne fait que de la qualité supérieure et nos propres créations », assure Thierry Constant qui entame toutes ses journées de travail à 4 heures du matin.
Et ce n’est pas son fils Joffrey qui le contredira. Lui aussi est tombé dans la marmite de chocolat quand il était petit. À 26 ans, il a rejoint l’aventure aux côtés de son père. La succession chez les Constant est déjà assurée.
Geneviève Colonna d’Istria
De Clermont à Longues
Fondée en 1906, La Ruche Trianon régale depuis plus de 100 ans les amateurs de douceurs sucrées et de chocolat dans sa boutique à la devanture Belle Époque située au cœur du vieux Clermont. Ses spécialités ? Les coffrets de chocolats empreints d’Auvergne tels que Volcania, clin d’œil à la terre volcanique, ou Pascalines, qui associe le chocolat à la myrtille locale, et les emblématiques Trianon et Vibrato, deux pâtisseries intenses en chocolat élaborées par le chef Constant. L’ensemble de la gamme de délices confectionnés par Thierry Constant et ses équipes est également à retrouver dans la boutique d’Aubière, point de départ de toutes les créations. Parallèlement la boulangerie-pâtisserie à Longues arbore fièrement la marque « Boulanger de France » qui garantit un savoir-faire authentique, une fabrication sur site (pétrissage, façonnage et cuisson), la qualité des ingrédients de base et leur sélection en circuit court. Appréciée pour ses viennoiseries, ses pâtisseries, ses macarons ou encore ses chocolats, elle a fait de ses pains et de sa baguette tradition une véritable institution dans la région. Depuis peu, cette dernière est désormais élaborée à partir d’une farine encore plus locale que précédemment : la « trad Auvergne » issue de la meunerie Valty de Sauxillanges, située à moins de 25 km de la boulangerie, à partir des blés du village et de ses alentours.
En vente depuis deux ans, le célèbre moulin Richard de Bas, à Ambert (Puy-de-Dôme), vient de changer de mains. Le nouveau propriétaire nourrit beaucoup d’ambition pour ce site emblématique d’Auvergne.
Qui dans la région n’a jamais entendu parler du moulin Richard de Bas ? Ce haut lieu historique et touristique, implanté à Ambert depuis 500 ans, fait partie des incontournables en Auvergne. Après avoir appartenu à la famille Péraudeau pendant 83 ans, sur trois générations, la vente de l’édifice en février a signé un nouveau chapitre dans l’histoire du bâtiment. Emmanuel Kerbourc’h a laissé la main à un autre Breton d’origine, Pascal Toupin, entrepreneur installé à Ambert dans les années 1980, tombé amoureux de la région.
« Tu veux l’acheter ? »
C’est désormais sa compagne, Patricia Bardot et sa fille, Emmanuelle, qui veilleront aux destinées de ce monument historique encore en fonction. « Pendant le Covid, notre entreprise (Prométal : N.D.L.R.), est restée à l’arrêt plusieurs semaines. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à cogiter sur un projet plus familial. Nous avons appris que le moulin était à vendre. Pascal m’a dit : « Tu veux l’acheter ? ». « J’ai répondu : oui ! ». C’est comme ça que tout a commencé ! », sourit Patricia.
Deux ans plus tard, voici la famille prête à relever le défi. « Que les habitués se rassurent, le moulin ne va pas changer d’apparence. Dans un premier temps nous allons le mettre aux normes et en conformité avec un accès PMR (personne à mobilité réduite), puis ajouter rapidement une buvette et vendre des glaces à l’italienne aux beaux jours. Il va falloir développer l’aspect commercial et les réseaux sociaux pour conquérir de nouveaux visiteurs », décrypte Patricia Bardot.
100 000 visiteurs dans quelques années
L’an dernier, le moulin à papier a attiré quelque 18.000 personnes. « Nous espérons rapidement gagner 10.000 visiteurs par an pour atteindre les 80.000, voire 100.000, dans un avenir proche », espèrent les nouveaux propriétaires. « Les gens sont très attachés à ce lieu qui jouit d’un fort capital sympathie. Tous les scolaires sont venus un jour visiter le moulin. Beaucoup de couples font leurs photos de mariage ici. De nombreuses mamans ont des poèmes de leurs enfants écrits sur des feuilles de papier fabriquées au moulin… Nous souhaitons juste transmettre la tradition et la faire perdurer dans le temps ».
Geneviève Colonna d’Istria
Une page d’histoire
Le moulin Richard de Bas, lové le long du ruisseau du val de Laga, près d’Ambert, est le dernier « moulin à papier » d’Auvergne. Région qui fut l’une des toutes premières à produire du papier en France et ce dès le début du XIVe siècle. Aujourd’hui encore, le site est toujours en activité et produit quelque 200 feuilles de papier par jour, destinées aux éditeurs, artistes et autres amoureux de beaux papiers. C’est également le premier musée vivant de France classé Monument Historique depuis 1983 ainsi qu’Entreprise du Patrimoine Vivant depuis 2020.
Nouveaux locaux, effectifs renforcés, recrutements accélérés…Le groupe CGI continue de prospérer au pays des volcans (Photo : Lionel Delair/ Geneviève Colonna d’Istria)
Le géant mondial CGI – l’un des plus importants opérateurs dans le conseil et les services numériques – vient d’inaugurer ses nouveaux locaux, dans la zone de la Pardieu à Clermont-Ferrand, au 10 rue de Cromières. L’entreprise canadienne, dont le siège se situe à Montréal, au Québec, emploie désormais 14 000 personnes en France, dont 2 000 en Auvergne Rhône-Alpes et 600 salariés dans la capitale auvergnate.
« Notre implantation à Clermont-Ferrand n’est plus très récente puisqu’elle remonte à 1984, sous différents noms. Et nous sommes là encore pour longtemps », sourit Lionel Delair, Vice-Président en charge des activités pour Clermont-Ferrand et Limoges.
Doubler la surface
En quittant ses anciens locaux clermontois à quelques rues de là où les salariés étaient installés depuis 2005, la succursale auvergnate désormais hébergée dans des bâtiments flambants neufs a doublé sa surface passant de 1 300 m² à 2 200 m². « Nous sommes très attentifs au confort de nos salariés. Ici ils auront de meilleures conditions de travail et plus d’espace. Nous allons accueillir ici jusqu’à 200 collaborateurs. Globalement, nous sommes environ 600 en Auvergne, mais la plupart de nos collaborateurs travaillent directement chez nos clients », poursuit Lionel Delair.
En investissant dans ces nouveaux bureaux à Clermont-Ferrand, nous réaffirmons notre engagement envers cette région dynamique, qui constitue un vivier de talents auxquels nous sommes fiers de proposer des opportunités professionnelles passionnantes au service de la transformation de nos clients », précise Caroline de Grandmaison, Présidente France et Luxembourg de CGI.
120 embauches en deux ans
« Nous avons déjà embauché 120 personnes en deux ans, assure Lionel Delair. Notre secteur est porté par l’une des plus fortes croissances. Nous avons d’ailleurs parfois du mal à recruter. Nos métiers sont en grande tension. En France, seules 26 000 personnes sont formées chaque année aux métiers du numérique, alors qu’il en faudrait 70 000 pour répondre aux besoins du marché ».
CGI se revendique comme « la plus grosse entreprise de services numériques de Clermont » avec comme client Michelin, Constellium, Limagrain, les Laboratoires Théa, Picture ou encore la Banque de France. « Nous avons diversifié notre portefeuille clients au fil des années », assure la direction. Mais aujourd’hui le défi consiste à fidéliser les salariés et à en recruter de nouveaux car l’entreprise canadienne a encore prévu de grandir en 2024 avec l’embauche d’une centaine de personnes dans les mois à venir.
Fondée en 1976, CGI figure parmi les plus importantes entreprises indépendantes de services de conseil en technologie de l’information (TI) et en management au monde. CGI compte 90 500 conseillers et professionnels établis partout dans le monde grâce auxquels l’entreprise offre un portefeuille complet de services et de solutions : des services de conseil en management et en stratégie TI, de l’intégration de systèmes, des services en TI et en gestion des processus d’affaires en mode délégué ainsi que des solutions de propriété intellectuelle. La collaboration de CGI avec ses clients repose sur un modèle axé sur les relations locales, conjugué à un réseau mondial de prestation de services, qui permet aux clients de réaliser la transformation numérique de leur organisation et d’accélérer l’obtention de résultats. Au cours de l’exercice financier 2023, CGI a généré des revenus de 14,30 milliards $. Les actions de CGI sont inscrites à la Bourse de Toronto (GIB.A) ainsi qu’à la Bourse de New York (GIB).
Depuis le 1er mars 2024, Ève Coquart, 37 ans, a été nommée Directrice générale et artistique de Clermont Auvergne Opéra, une structure qu’elle connaissait déjà depuis septembre 2023 en qualité de chargée de mission artistique et administrative. Rencontre avec une passionnée qui fourmille d’idées (Photo: CAO).
NA : Quel est votre parcours ?
Ève Coquart : Je suis ardennaise, issue d’une famille de musiciens. Mes cinq frères et sœurs jouent d’un instrument. Je suis moi-même violoncelliste de formation. J’ai commencé à l’âge de 4 ans. La musique a toujours été mon socle éducatif. Je suis venue au chant plus tard, vers l’âge de 17 ans. J’ai découvert le chant en accompagnant l’opérette « La vie d’Offenbach », alors que j’étais dans l’orchestre. J’ai eu une révélation. Je ne me rendais pas compte de l’impact que pouvait avoir la voix sur les autres. Je me suis dit : « je veux faire ça !». C’était pour moi le meilleur outil pour exprimer ma passion. Je suis donc allée à Paris pour étudier le chant. Je suis devenue professionnelle assez rapidement et j’y suis restée quatorze ans.
Comment êtes-vous arrivée à Clermont-Ferrand ?
Je suis venue la première fois à Clermont-Ferrand il y a sept ans, complètement par hasard. Je faisais de l’événementiel en tant que chanteuse. C’était en février 2017. Pour l’anecdote j’étais venue animer une soirée partenaires pour l’ASM (rires). Je suis revenue plusieurs fois et j’ai été attirée par la dynamique culturelle de la ville. J’ai quitté Paris pour m’installer ici. J’ai alors créé ma propre agence d’événementiels avec l’idée d’amener l’opéra là où il n’est pas présent notamment au sein des entreprises privées. Puis j’ai créé l’association « Voix dehors » pour sensibiliser les jeunes enfants en crèche à l’opéra. J’ai intégré en septembre dernier Clermont Auvergne Opéra non pas pour être chanteuse mais comme chargée de mission artistique et administrative, avant d’être nommée Directrice générale et artistique le 1er mars.
Quelle sera votre feuille de route ?
Nous avons déjà construit une feuille de route pour l’an prochain qui sera une saison de transition. L’un de mes objectifs est de réussir à attirer plusieurs types de publics avec une tarification attractive. Je veux aussi sortir hors les murs, aller dans les quartiers, attirer un nouveau public. Pour accéder à ça, il faut mettre en place des partenariats avec d’autres structures culturelles du territoire : la Comédie, l’Orchestre national d’Auvergne, etc… L’idée est de mutualiser les moyens et les coûts tout en étant au cœur de la dynamique culturelle.
Que faudrait-il faire pour que l’opéra se démocratise ?
C’est vraiment mon objectif. Les partenariats sont un très bon levier pour ça y compris pour un public plus éloigné physiquement et culturellement de l’opéra. Le genre ne leur parle pas. C’est à nous de les attirer. J’envisage des spectacles partagés avec de la pluridisciplinarité tout en étant exigeant sur la qualité. L’opéra c’est pour tout le monde et c’est ludique. Il faut aussi diversifier notre offre.
Avez-vous déjà des pistes pour la prochaine programmation ?
La prochaine programmation 2024-2025 est déjà établie. Une présentation est prévue le 11 juin à l’opéra théâtre. Ce sera une saison de transition. Je peux déjà dire qu’elle sera joyeuse. Il y aura aussi en 2025 le retour du concours international de chant lyrique qui n’a pas eu lieu depuis le Covid. C’est très important pour l’image de l’opéra dans le monde. On commence aussi à travailler sur la saison 2025-2026 où il y aura beaucoup de partenariats inédits et je m’en réjouis d’avance.
Vous ne regrettez pas d’avoir posé vos valises à Clermont-Ferrand ?
(Rires) Non, pas du tout ! Aujourd’hui j’ai deux petits auvergnats qui sont nés ici. Je ne risque pas de regretter. C’est une vraie joie et je suis très heureuse ici.
Situées dans le Parc des Volcans d’Auvergne, au pied du massif du Sancy, les Fontaines Pétrifiantes de Saint-Nectaire font partie de l’héritage volcanique de la région. Un site unique à ne pas manquer (Photo : Fontaines Pétrifiantes).
1,2M€ investis, 125 m² de nouveaux espaces de visite, +25% de temps de visite et 11 mois de travaux…En 2023, les Fontaines Pétrifiantes de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme) ont fait peau neuve. L’entreprise bicentenaire a investi et repensé le circuit de visite au travers d’une extension du bâtiment et de nouveaux agencements extérieurs et intérieurs. Une deuxième jeunesse pour cet art ancestral. « Les ateliers de fabrication ont été réaménagés pour accueillir un atelier de modelage entièrement dédié à la création. La visite immersive, au sein même des ateliers de fabrication, est enrichie avec des contenus multimédias variés afin de découvrir le savoir-faire de manière pédagogique », précise la directrice Christine Papon.
Des sources qui jaillissent jusqu’à 52°C
Dans les espaces créés, des archives familiales et des pièces historiques permettent, au travers d’une scénographie ludique et séquencée, de suivre l’évolution de l’entreprise et les personnages emblématiques qui se sont succédé au cours des 200 ans. Éric Papon, gérant et maître artisan dévoile dans la salle de l’innovation des créations inédites et les expérimentations menées autour de la matière calcaire ces dix dernières d’années.
En réalité, les Fontaines Pétrifiantes de Saint-Nectaire sont ouvertes au public depuis 1922, et se sont développées au fil des générations pour partager avec les visiteurs les secrets de l’artisanat de la pétrification. La visite se fait dans un cadre inattendu. Après une escapade souterraine, les sources volcaniques qui jaillissent à 52°C et 18°C conduisent le visiteur jusqu’aux ateliers dans lesquels sont conservés depuis deux siècles les secrets de ce métier d’art. Avec sa surprenante chute d’eau de 14 mètres, la fontaine pétrifiante dévoile l’ingéniosité de l’homme dans l’exploitation artistique du calcaire.
Aujourd’hui, le site propose des visites toute l’année et intéresse un large public de familles, scolaires, comités d’entreprise…en quête de nouvelles expériences de visites. « En 2023 nous avons accueilli 71 000 visiteurs soit une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente, se réjouit la direction. Et ce, malgré une période de fermeture exceptionnelle de trois mois pour les travaux ». Un chiffre qui laisse augurer de belles perspectives pour l’avenir.
Les nombreux bouleversements géologiques font qu’aujourd’hui le sous-sol de Saint-Nectaire se trouve fracturé et composé d’une grande diversité de roches et de sédiments lacustres. Par les fractures, l’eau de pluie infiltrée rejaillit sous forme de sources grâce à l’action du dioxyde de carbone généré par le refroidissement magmatique. Les exceptionnelles propriétés minérales de ces sources ont permis l’essor de 2 industries majeures au XIXe siècle : le thermalisme et la pétrification. Le bassin hydrologique de Saint-Nectaire compte 46 sources nomenclaturées. Jusqu’en 1884, 19 sources alimentent 12 fabriques de pétrifications. Aujourd’hui, seules restent les Fontaines Pétrifiantes de Saint-Nectaire qui ont su développer autour de ce phénomène de dépôt calcaire un véritable métier d’art avec la fabrication d’objets de décoration inattendus. Dès 1922, l’entreprise a développé son offre touristique pour s’adapter aux besoins des visiteurs et devient précurseur dans le concept de visite d’entreprise. En 2015, elle est le premier site touristique en Auvergne à être labellisé Qualité Tourisme. Ce savoir-faire déployé depuis deux siècles allie tradition et innovation, ce qui vaut à l’entreprise le label Entreprise du Patrimoine Vivant.
Le dimanche 17 mars, au Zénith d’Auvergne, le Blackliner Freestyle Show International fait son grand retour. Frissons garantis.
Amateurs de sensations fortes, à vos marques ! Le Blackliner Freestyle Show International revient en force au Zénith de Clermont, le 17 mars 2024, pour un show époustouflant. Après avoir rempli le Zénith en 2023, le spectacle revient pour nouvel opus avec à l’affiche toutes les stars du Freestyle Motocross, du Freestyle Quad ou du BMX venues pour se dépasser dans une ambiance de folie.
Mélange explosif de sauts à couper le souffle, de figures acrobatiques impressionnantes et de moments de suspense, ce show réunit plusieurs disciplines des sports extrêmes et mécaniques dans un univers pyrotechnique, sons et lumières, scénarisé.
6 000 spectateurs en 2023
Derrière ce spectacle d’une heure trente, un Auvergnat, Nicolas Pillin, fier d’avoir monté avec deux de ses copains ce spectacle avec les plus grandes stars des sports extrêmes du moment. « On avait déjà créé un show à Clermont en 2017 et 2018 à la Maison des Sports qui avait remporté un beau succès, se souvient Nicolas, gérant de Blackliner et organisateur. Puis il y a eu le Covid. Mais depuis deux ans on revient en force ». L’an dernier, le show proposé déjà au Zénith avait rempli la salle avec ses 6 000 fans.
« Le show sportif est destiné au grand public, femmes, hommes et enfants de tous âges veulent vivre un “live expérience“ intense. On est un peu le Holliday on ice des sports mécaniques. Pas besoin d’être connaisseur pour venir au spectacle et s’amuser », poursuit Nicolas Pillin.
En tournée jusqu’en 2026
Au côté de l’organisateur, la société Arachnée, elle aussi bien auvergnate, assure la co-production et la billetterie.« Habituellement, nous sommes plutôt sur un créneau artistique, mais le producteur du show étant Auvergnat, cela nous a convaincus. C’est aussi une façon de diversifier nos publics », assure Camille Gourgouillon, responsable promotion des ventes chez Arachnée Concerts.
Le Blackliner Freestyle Show International ne se limitera pas aux frontières de l’Auvergne. Une tournée est d’ores et déjà prévue jusqu’en 2026.
GCI
Programme :
Show en 2 parties de 45 minutes
40 minutes d’entracte
Séance de dédicaces ouverte au public à la fin du spectacle
“BFS VIP Experience “ : prestation VIP avec des services et accès
Infos pratiques
Le dimanche 17 mars à 16 heures au Zénith d’Auvergne, à Cournon-d’Auvergne.
La crise que traverse l’agriculture française ne doit pas faire oublier les défis de demain. Dans l’Allier, l’AgroTechnoPôle doit permettre de faire émerger les solutions technologiques d’avenir. (Copyright : Jérôme Pallé)
On ne le sait pas toujours mais la France figure parmi les leaders internationaux du marché mondial émergent de robotique agricole. L’État a donc lancé en septembre dernier le « Grand défi Robotique Agricole », opéré par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Confié à l’association RobAgri qui fédère 85 acteurs du monde industriel, scientifique et agricole engagés dans le développement de la filière robotique française, son pilotage se fera avec l’appui scientifique de l’INRAE. Le lancement du Grand défi a été l’occasion de poser la première pierre de l’AgroTechnoPôle sur le site d’INRAE à Montoldre (Allier), qui sera le cœur de recherches et d’expérimentations robotiques.
21 millions d’euros
Financé par l’État à hauteur de 21 millions d’euros dans le cadre du dispositif France 2030, le Grand défi Robotique agricole doit permettre de consolider la filière robotique agricole pour accélérer la transition agroécologique, en apportant aux agriculteurs des solutions pour le pilotage de leur exploitation. Chargé de mailler un réseau national de stations de test et d’essai, le Grand défi s’appuiera notamment sur la plateforme d’innovation ouverte de l’AgroTechnoPôle, sur le site d’INRAE à Montoldre, qui associe la recherche publique et les entreprises autour de la conception et de l’utilisation de bancs de recherche et d’expérimentation au service d’innovations de rupture dans le champ des agroéquipements pour l’agriculture durable de demain. « La plateforme d’essai grandeur nature située à Montoldre, à l’affût des technologies les plus innovantes au service de l’élevage et des cultures végétales, préfigure l’agriculture raisonnée et responsable de demain. Là où l’expérience s’avère école de pragmatisme parce que seul est vrai ce qui réussit. Là où les valeurs humaines lancent le plus grand défi aux robots de l’écotechnologie : conjuguer l’intelligence naturelle avec le bon sens naturel de nos agriculteurs », assure Claude Riboulet, président du Conseil Départemental de l’Allier.
Affronter les défis
En grandes cultures, arboriculture, maraichage ou élevage, le monde agricole est en quête de technologies de rupture, en particulier en robotique pour affronter les défis qui s’impose à lui : système plus durable, réduction de la pénibilité, gestion de la souffrance animale, etc.. Le déploiement de ces nouveaux agroéquipements, aux côtés d’autres leviers comme la sélection végétale, l’utilisation du biocontrôle ou encore les infrastructures agroécologiques (agroforesterie, haies…), doit permettre d’accélérer le développement de l’agroécologie à grande échelle.
« Le Grand défi va permettre de concentrer les efforts des acteurs publics et privés de la recherche, pour déployer ces innovations dans le monde agricole, décryptait en septembre Marc Fesneau, Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Ces innovations n’ont pas vocation à remplacer les femmes et les hommes qui ont choisi l’agriculture, mais à les épauler dans leur travail au quotidien. Elle permet de renforcer la compétitivité des exploitations. Ce qui est en jeu, c’est la souveraineté alimentaire ».
Pour la première fois, Limagrain organise une grande opération portes ouvertes au siège, à Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme), en direction des étudiants et des lycéens. Objectif : faire mieux connaître la coopérative auprès du jeune public.
Chaque année, Limagrain qui compte au total 9.500 collaborateurs, recrute entre 800 et 1.000 personnes. Toutes les fonctions et tous les métiers sont concernés : production, ventes, R&D, fonction support, informatique. Mais cette année, la coopérative a décidé de changer de logiciel pour mieux se faire connaître auprès de jeunes profils, en organisant les 14 et 15 février une opération portes ouvertes auprès des lycéens et étudiants de la région (uniquement sur inscription). 500 participants sont attendus.
« Habituellement nous participons à une trentaine d’opérations extérieures par an, type forums et salons, pour rencontrer les étudiants, mais cette fois-ci nous avons décidé d’inverser le processus. L’objectif principal est de mieux faire connaître nos métiers et la multiplicité de nos filiales car nous pensons qu’ils sont insuffisamment connus. Ce sont des étudiants en école d’ingénieurs, de commerce, de formation scientifique… », précise Valérie Monsérat, directrice marque employeur et diversité chez Limagrain.
900 recrutements l’an dernier
Les besoins sont importants. L’an dernier, 900 personnes ont intégré le groupe et pas seulement au siège, à Saint-Beauzire, près de Clermont-Ferrand. « Les gens ne le savent pas toujours, mais les possibilités de carrière chez Limagrain sont très diverses. Limagrain est un groupe très présent localement mais aussi à l’international. Nous sommes le quatrième semencier mondial et assurons une présence dans plus de cinquante pays. C’est très important d’en parler avec les potentiels recrus », ajoute Valérie Monsérat.
Ces journées portes ouvertes inédites sont donc l’occasion de faire mieux connaître l’ensemble des métiers du groupe. De la R&D au marketing en passant par les fonctions support. « Là où nous peinons le plus à recruter c’est sur les fonctions juridiques, informatiques où nous avons des besoins importants mais aussi dans les métiers industriels (maintenance, conducteurs de ligne…). Nous avons des offres ! Il y a des lignes à faire tourner. Il y a des besoins importants, mais ce n’est pas spécifique à Limagrain ».
Après avoir obtenu l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) en 2022, le Poulet du Bourbonnais a décroché, en novembre dernier, l’AOP (Appellation d’Origine Protégée) délivrée par l’Union Européenne. De quoi doper la filière de cette volaille à chair tendre. (crédit/Nathalie Dubost).
Depuis novembre dernier, le Poulet du Bourbonnais joue les stars. Officiellement reconnu par l’Europe en Appellation d’Origine Protégée, il a rejoint le cercle très fermé des volailles AOP puisque seules deux au monde bénéficient d’une telle reconnaissance. « C’est le résultat d’une longue aventure de plus de 28 ans pour laquelle la filière a de quoi être fière ! Aventure… le mot est même faible. On pourrait parler d’un périple tant le chemin a duré. Mais la récompense à la clé en valait la peine. Cette étape déterminante va nous permettre de développer la filière et de sauvegarder cette race ancienne menacée », se réjouit Sébastien Porte, président du Comité interprofessionnel du Poulet du Bourbonnais et éleveur.
Un cahier des charges exigeant
Pour décrocher ce label, le gallinacé doit répondre à un cahier des charges exigeant. Il doit être nourri avec une alimentation sans OGM, riche en céréales locales, dont 70% minimum provenant de la zone de production. Comme pratiqué traditionnellement quelques semaines avant l’abattage, l’alimentation est additionnée de poudre de lait pour apporter davantage de moelleux et de persillé à sa chair. Par ailleurs, sa zone de production est principalement concentrée sur le département de l’Allier. Les éleveurs doivent également mettre à disposition du Poulet du Bourbonnais des parcours arborés et constitués de prairies permanentes multi-espèces dès le 42e jour d’élevage. Enfin, ce poulet pas comme les autres doit connaître une croissance lente et être abattu à 101 jours minimum.
500 poulets chaque semaine
Aujourd’hui, 500 poulets sont mis en élevage chaque semaine, mais la filière a de l’ambition. Elle espère monter en capacité pour répondre à la demande, notamment grâce à l’obtention de ces deux labels. « Jusqu’à maintenant, c’est une filière restreinte avec seulement 8 éleveurs. Avec l’AOP, notre ambition est de faire découvrir ce beau produit d’excellence, de trouver de nouveaux débouchés et d’attirer de nouveaux éleveurs. Le tout en restant sur un produit simple, authentique et rustique », poursuit Sébastien Porte. D’ici 5 à 10 ans, 3 000 poulets par semaine pourraient être mis sur le marché et exportés dans le reste de l’Europe.
GCI
Le Poulet du Bourbonnais : toute une histoire !
L’histoire du Poulet du Bourbonnais remonte à la fin du XIXe siècle, au cœur du bocage bourbonnais. Ils permettaient de tirer des compléments de revenus importants. Ces poulets faisaient alors l’objet de beaucoup d’attention. Ils étaient logés dans de petites cabanes en bois avec plancher et s’égaillaient dans les prés arborés, nombreux autour des fermes. Les poulets étaient alors vendus sur le marché de Vichy, station thermale très en vogue à l’époque. Au fil des ans, ce mode d’élevage a perduré. Les éleveurs d’aujourd’hui ont à cœur de perpétuer le savoir-faire de ces hommes et femmes pour produire ce poulet d’exception.
Le poulet du Bourbonnais en chiffres
-8 éleveurs
-1 couvoir
-1 firme d’aliment
– 1 abattoir
-500 poulets mis en place en élevage chaque semaine
Depuis 2019, Damien Baranger et Stéphane Raffault, présidents aux destinées du Groupe LGMN (Louis Geneste et Maurice Nailler), contribuent à faire rayonner le savoir-faire historique des métiers du bâtiment. (Photo : GCI).
Quel est le point commun entre la cathédrale de Clermont-Ferrand, le Grand Palais à Paris, l’église de Fontainebleau ou l’usine Hermès de Riom ? Tous ces bâtiments historiques ont été restaurés par l’entreprise LGMN dont le siège se situe à Clermont-Ferrand. Composé de deux entités, le groupe réunit l’entreprise Louis Geneste, née en 1866, et celle de Maurice Nailler, créée en 1957. Racheté en 2019 par Damien Baranger et Stéphane Raffault, codirecteurs généraux, l’entreprise auvergnate prospère dans le domaine de la restauration du patrimoine bâti. Chacune des deux filiales a sa spécialité. À Geneste la maçonnerie, taille de pierre, et sculpture. À Nailler, la charpente et la couverture. Mais les deux comptent une marque de fabrique commune : le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV).
La cathédrale de Clermont-Ferrand
« Nous rayonnons sur tout le Massif central mais aussi sur Paris où nous possédons également des locaux. Nous faisons de la restauration de monuments historiques et de la rénovation. Ce sont des marchés très spécifiques qui requièrent beaucoup de savoir-faire et de main-d’œuvre qualifiée », décrypte Stéphane Raffault.
Ainsi, LGMN s’est illustré sur de très nombreux chantiers prestigieux comme la restauration du Châtelet ou du Pont Neuf à Paris. Plus localement, l’entreprise clermontoise a en charge la restauration de la cathédrale de Clermont-Ferrand ou de la Grande bibliothèque de l’Hôtel-Dieu. Même si le groupe s’ouvre de plus en plus au chantier de particuliers. « Aujourd’hui, 40% de notre chiffre d’affaires relève de chantiers privés. C’était 5% en 2002 ».
23 millions d’euros de chiffre d’affaires
En 2023, LGMN a réalisé un chiffre d’affaires de 23 M€. « Nous l’avons doublé depuis la reprise en 2019. C’est très encourageant », se réjouissent les associés. Le développement du groupe passe également par l’implantation d’un nouveau siège au Brézet depuis 2022, dans des locaux mieux adaptés à la croissance et à l’organisation de l’entreprise. Aux 3 500 m² de terrains couverts s’ajoutent 9 000 m² d’espaces extérieurs destinés au stockage des matériaux. « Auparavant nous étions sur quatre sites différents. C’était très compliqué à gérer. Nous avons beaucoup gagné en confort de travail. Cela nous permet d’être plus réactifs », sourit Stéphane Raffault.
Le groupe qui compte désormais 160 salariés, dont une centaine à Clermont-Ferrand, compte plus que jamais s’imposer dans un monde de géants. « Notre but est de continuer à nous développer tout en restant indépendant ».
Geneviève Colonna d’Istria
LGMN fait des ETIncelles
LGMN a été sélectionné par la présidence de la République pour être accompagné par le programme ETIncelles. Lancé par Emmanuel Macron en novembre 2023, il permet d’accompagner 500 PME dans leur développement afin de « passer le cap et de devenir une ETI » (Entreprise de taille intermédiaire). Le programme ETIncelles est né d’un constat simple : le nombre d’ETI en France est encore faible en comparaison avec les pays voisins. C’est pour combler ce retard français qu’un cap ambitieux de 500 PME accompagnées d’ici la fin du quinquennat a été fixé. Après une phase pilote entamée début 2023 sur une première promotion composée de 50 PME en croissance, le programme ETIncelles a été officiellement lancé en novembre 2023 en intégrant 50 nouvelles entreprises, dont LGMN qui a été reçu à l’Élysée. L‘objectif : fluidifier au maximum les relations des entreprises du programme avec l’ensemble des services de l’État en levant les blocages administratifs éventuels et ainsi les faire grandir.
Depuis le 1er janvier 2024, le Pr Nicolas Authier, médecin psychiatre et pharmacologue, a pris la tête de l’Institut Analgésia dont le siège est à Clermont-Ferrand. Ce chef de service de pharmacologie et médecine de la douleur, succède au Professeur Alain Eschalier, Président-fondateur depuis 2016 (Photo : Institut Analgésia)
En France, on estime que plus de 10 millions d’adultes souffrent de douleurs chroniques et 70% d’entre eux ne reçoivent toujours pas une prise en charge appropriée. Que fait la Fondation pour lutter contre ce constat ?
La Fondation Analgésia est adossée au ministère de la Recherche. Elle a pour vocation principale de lever des fonds pour soutenir la recherche sur la douleur chronique avec différents axes de travail et de réflexion autour de l’accompagnement des patients et des soignants. L’une des spécificités de la Fondation est de développer des thérapies numériques portées par des téléphones ou des tablettes permettant de mettre en place des approches psychocorporelles, notamment au travers du programme eDOL qui est destiné aux patients suivis en centre de la douleur et à leur équipe médicale. Aujourd’hui, la fondation va plus loin en développant des outils numériques, une application coach de soin digital grand public.
Qu’est-ce que la douleur chronique ?
La douleur chronique touche plus de 10 millions de Français, atteints de pathologies différentes : arthrose, lombalgie, endométriose, cancer, fibromyalgie, maladies rares… La douleur impacte profondément le quotidien des patients : sommeil, moral, activité professionnelle. Parce que les traitements antalgiques sont insuffisants, tous ces patients restent dans l’attente de nouvelles solutions thérapeutiques. Elle peut concerner une ou plusieurs régions anatomiques et persiste ou se reproduit pendant plus de 3 mois, sans réponse suffisante au traitement initié. Étant donné le délai de diagnostic de la douleur chronique, elle engendre une détresse émotionnelle importante ou un handicap fonctionnel venant limiter les activités de la vie quotidienne pour le malade mais aussi ses proches. La prise en charge de la douleur est pourtant un droit pour les patients et un devoir pour les soignants.
Quel est le parcours pour un patient douloureux chronique ?
En France, la douleur est la première cause de consultation en médecine générale et dans les services d’accueil d’urgence. Pour autant, seuls 3% des douloureux chroniques sont suivis par des structures hospitalières spécialisées dans la douleur ! Les autres sont suivis par la médecine libérale. L’idée d’Analgésia est de mettre en place une thérapie numérique pour laquelle il y aura une prescription médicale, au même titre qu’un médicament. Nous travaillons sur une étude clinique en 2024 qui sera mise en place en 2025. C’est plus rapide que de mettre un nouveau médicament sur le marché et cela peut se révéler très efficace.
Quels sont vos projets pour l’avenir proche ?
Nous sommes en train de mettre en place le programme Apaisia. Il s’agit d’une application qui vise à immerger les patients dans une bulle pour les aider à gérer leur douleur. On va leur proposer un parcours de soins personnalisé. Ceci commence juste à être expérimenté au plan national avec les associations de patients.
Vous diriez qu’aujourd’hui encore la douleur est insuffisamment prise en charge ?
La douleur reste un grand mystère. On ne connaît pas bien ses mécanismes car il y a plusieurs types de douleurs chroniques avec peu de nouveaux traitements apparus ces dernières années. Beaucoup de laboratoires ont désinvesti ce champ-là. Il y a un grand vide ! Donc il faut soutenir la recherche pour mieux comprendre les douleurs, pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour de nouveaux médicaments mais cela prend des années et puis investir la santé numérique. Il y a quand même 11 millions de Français qui prennent des opioïdes en France chaque année. C’est tellement présent que c’est un problème mal identifié. On espère que dans un avenir proche on saura mieux soigner les répercutions de la douleur. Ces outils numériques peuvent être une vraie piste d’amélioration.
La Jetée va doubler sa surface en 2028 pour devenir la » Cité du court ».
Alors que la 46e édition du Festival du court métrage de Clermont-Ferrand battra son plein (du 2 au 10 février), les organisateurs ont déjà les yeux rivés sur 2028. Cette année-là, la future « Cité du court » ouvrira ses portes. Un moment très attendu par les locataires de la Jetée, siège de l’association Sauve qui peut le court métrage. « À travers ce projet, l’idée est de développer un lieu encore plus incontournable pour le cinéma en France et en Europe », assure son président Éric Roux.
Douze millions d’euros seront investis (*) pour rénover et agrandir les locaux actuels, financés essentiellement par la métropole de Clermont-Ferrand. « Le court à Clermont, ce n’est pas seulement un festival de dix jours qui draine 160 000 spectateurs, c’est aussi un lieu qui vit à l’année qui organise de très nombreuses manifestations d’intérêt public et pédagogique. Nous sommes là depuis 23 ans. Il faut repenser les locaux et pousser les murs », souligne Julia Rousson, co-déléguée générale.
D’ici 2028, l’actuelle Jetée devrait donc doubler de superficie tout en restant au même endroit. Le projet encore à l’étude table sur l’extension sur le site attenant, en lieu et place de l’ancienne imprimerie, cours Sablon. Cet agrandissement porterait ainsi la surface de la Cité du court à près de 2 100 m². Le centre de documentation de la métropole passera ainsi de 278 à 474 m² et des studios de production et de post-production professionnels doivent être créés sur près de 500 m², ainsi qu’un espace d’accueil et de convivialité de 191 m².
50 ans en 2028
De quoi donner de l’air aux dix-sept salariés à temps plein à l’année, de plus en plus à l’étroit dans leurs locaux. Derrière le festival, devenu le plus important au monde dans sa catégorie, se cache également toute une économie. « Pour 1 euro d’argent public dépensé, on compte 22 euros de retombées pour la ville. Le festival rapporte 11 M€ à l’économie locale », insiste Éric Roux.
« Le festival permet également aux films d’être repérés par les acheteurs et les réalisateurs. C’est l’antichambre du cinéma français. Clermont est devenu le plus important marché de films courts en France. 82 pays participent cette année », abonde Julia Rousson.
Pour l’heure, le projet est à l’étude. L’architecte devrait être désigné dans les mois à venir pour un lancement de chantier en 2026 et une livraison en 2028, date ô combien symbolique puisque le festival célébrera, cette année-là, ses 50 ans.
GCI
(*) Le financement sera partagé entre plusieurs partenaires de Clermont Auvergne Métropole : le Conseil départemental du Puy-de-Dôme (1,75 million d’euros), l’État (1,5 million d’euros), la Ville de Clermont-Ferrand (1 million d’euros)
L’édition 2024 en chiffres
– 9 400 films reçus (record battu)
– 62 pays représentés
– 133 films en compétition
– 500 films projetés
– 3 900 professionnels accrédités pour le marché du film
Que deviennent les poussières de pneumatique lors du roulage ? Derrière cette question faussement ésotérique se cache en réalité une problématique à enjeu environnemental et scientifique fort. Pour tenter de percer le mystère, 27 chercheurs issus de Michelin, du CNRS et de l’Université Clermont Auvergne (UCA), vont plancher sur le sujet durant quatre ans avec pour mission de développer des outils permettant de trouver des solutions concrètes pour rendre les particules d’usure bio-assimilables par l’environnement.
2% dans l’atmosphère
« Pour garantir la sécurité à l’automobiliste, le pneu doit d’abord adhérer à la route avec pour conséquence, une érosion générant des particules d’usure. Elles forment un mélange complexe pour lequel de nombreux phénomènes chimiques restent à découvrir notamment sur leur évolution dans le temps lorsqu’elles se mélangent au sol et à l’eau », expliquent les scientifiques de la mission.
À l’interface entre l’étude des matériaux, la chimie et la microbiologie, cette nouvelle collaboration vise à développer des méthodes d’évaluation de la dégradation de l’élastomère, composant essentiel des pneumatiques, et à produire une analyse fine qui permettra de comprendre les mécanismes en jeu. En effet, environ 2% de particules de pneumatiques se retrouvent dans l’atmosphère sans que personne ne sache vraiment ce qu’elles deviennent. « Une fois que nous aurons compris comment tout cela fonctionne, nous pourrons concevoir de nouveaux matériaux qui seront bio assimilables par l’environnement », analyse Christophe Moriceau, vice-président de la recherche avancée de Michelin.
Un budget de 6,5 M€
Pour l’Université Clermont Auvergne qui abritera le laboratoire, « ce partenariat scientifique permettra d’accompagner la production de matériaux innovants et durables. Il s’inscrit donc pleinement dans la feuille de route de notre stratégie scientifique qui vise à concevoir des modèles de vie et de production durables », souligne le président, Mathias Bernard. De son côté, le CNRS assure « encourager la création des laboratoires communs avec des entreprises pour aller plus loin dans la recherche et faire face aux défis de notre société, à leurs côtés », argumente Jean-Luc Moullet, Directeur général délégué à l’innovation du CNRS.
Pour mener à bien leur mission, les scientifiques de BioDLab bénéficieront d’une enveloppe de 6,5 M€, apportés à 50 % par Michelin et autant par le CNRS et l’Université Clermont Auvergne.
Jean-Claude Pats, président de l’ASM Clermont Auvergne, a dévoilé en début d’année un nouveau projet d’envergure pour le club auvergnat : la création d’une « Cité du Rugby » d’ici 2027 (Photo ASM).
Baptisé « One ASM », ce nouveau lieu regroupera les entités école de rugby, jeunes, centre de formation, équipe sevens, rugby féminin et structures professionnelles, actuellement éclatées en plusieurs sites sur la métropole clermontoise. Un projet destiné à mettre en lumière les ambitions du club.
« En plus de viser un équilibre financier pérenne et des performances sportives élevées pour (ré)installer le club auvergnat au sommet du rugby français et européen dans les prochaines saisons, le club clermontois a décidé de lancer la « Cité du Rugby ». Un projet immobilier visant à unir sous le même toit toutes les entités sportives faisant rayonner les couleurs Jaune et Bleu dans les diverses compétitions », a commenté le président de l’ASM.
La stratégie du club est donc de réunir toute la famille ASM en un lieu de convergence, de l’école de rugby à l’équipe pro. « Le rugby est présent en de multiples endroits. Pour que 50% des effectifs soient issus de notre centre de formation, il faut qu’il y ait un alignement encore plus fort que celui qui existe aujourd’hui entre l’école de rugby qui commence à l’âge de 6 ans, jusqu’aux Crabos, avant de passer dans la catégorie Espoirs. L’objectif de One ASM est de fédérer toutes ces énergies qui existent aujourd’hui sur l’agglomération clermontoise dans un seul est même endroit avec un même projet de jeu et une même exigence (…) pour que le club pro bénéficie des meilleurs talents », a confié Jean-Claude Pats à La Montagne.
Les contours de la future « Cité du Rugby » devraient être révélés dans le courant du premier semestre 2024, pour un début de construction dans les mois suivants. L’ASM prévoit ensuite deux ans de travaux.
Enfin, la direction du club souhaite également se renforcer d’un point de vue marketing et business, afin de « fédérer les acteurs économiques du territoire et de développer la marque ASM bien au-delà de celui-ci ». Rappelons qu’en juin 2023, le groupe Michelin est devenu propriétaire à 100% du club créé il y a 110 ans par les frères fondateurs de la manufacture.
Implantée dans le Puy-de-Dôme depuis 1993, l’entreprise Détercentre & Cléor est devenue un acteur incontournable de la distribution de produits, matériels et machines d’hygiène et de désinfection pour les professionnels, les collectivités et les particuliers dans toute l’Auvergne (Photo : Marc Nevoux)
Chez les Mallet, on ne rigole pas avec l’hygiène ! Depuis trente ans, cette famille d’entrepreneurs a créé l’un des fleurons du nettoyage et de la désinfection des professionnels, particuliers et collectivités. Implantée à Cournon-d’Auvergne, dans le Puy-de-Dôme, et pilotée par Patrice Mallet, le fils du fondateur, cette société propose depuis 1993 une gamme complète de produits, matériels et machines d’hygiène, de désinfection et d’entretien adaptés aux besoins de chacun. Hygiène en restauration, en buanderie, des mains ou encore de l’air, Détercentre couvre au total une dizaine de domaines. « Dans les années soixante, ma grand-mère, mon grand-père et mon père travaillaient tous les trois au sanatorium de Durtol. Entrepreneur dans l’âme, mon père, Michel Mallet, a immédiatement perçu le potentiel de cette activité. En 1967, il a donc décidé de saisir une opportunité en reprenant le camion et la microentreprise basée à Cusset dans l’Allier qui s’occupait du nettoyage. C’est ainsi qu’a débuté l’aventure Détercentre il y a maintenant 55 ans », Patrice Mallet, 62 ans.
6 500 clients et 4 M€ de chiffre d’affaires
En juillet 1993, son père rachète Perin Hygiène à Cournon-d’Auvergne et investit les locaux pour y créer la filiale qu’il lui confie. « Voilà donc 30 ans aujourd’hui que cette dernière évolue en suivant un marché de l’hygiène particulièrement dynamique », sourit Patrice. Présent dans le Puy-de-Dôme, le Cantal et la Haute-Loire, Détercentre & Cléor compte désormais 4 500 références au catalogue et 6 500 clients pour 4 M€ de chiffre d’affaires. Établissements de santé et d’enseignement, collectivités, industries, secteur agroalimentaire, fermes… son domaine d’activité est vaste. Dans l’Allier, c’est Détercentre en Bourbonnais, une société dirigée par Jean-Christophe Mallet – le frère de Patrice Mallet – depuis le départ de leur père en 2010, qui intervient.
Désormais, le fils de Patrice Mallet s’apprête à assurer la relève. Après des études à l’école de commerce de Clermont-Ferrand et une immersion progressive au cœur de l’entreprise familiale, Pierre Mallet vient d’intégrer officiellement Détercentre & Cléor avec l’ambition de porter toujours plus haut l’entreprise familiale.
« Pérenniser et développer l’activité »
« C’est un véritable challenge ! J’ai besoin d’apporter ma pierre à l’édifice comme mon père l’a fait lorsque mon grand-père lui a confié les rênes de l’entreprise. Ma vision de l’avenir est claire : continuer à pérenniser et développer l’activité tout en modernisant certains aspects pour être toujours en phase avec les évolutions de notre présence sur notre territoire et assurer une hyper-proximité à nos clients ».
Pour Détercentre, les enjeux sont nombreux. La troisième génération devra faire face à toutes les évolutions écologiques et économiques du secteur, la digitalisation, sans négliger la mutation des marchés clients avec notamment la disparition progressive des indépendants au profit des groupements nationaux et régionaux. « On a encore du pain sur la planche ! », se réjouissent déjà les Mallet père & fils.
Connaissez-vous les savons et cosmétiques à la bière artisanale bio d’Auvergne ? Stéphane et Clément, serial entrepreneurs, ont eu l’idée de développer ce concept inédit en France.
C’est d’abord la mousse de la bière qui a forgé l’amitié entre les deux co-fondateurs, avant que celle du savon ne soit à l’origine de leur histoire commune. C’est ensuite une envie d’entreprendre ensemble et de créer des produits de qualité originaux qui a jeté les bases de ce projet au long cours. C’est enfin un voyage en République Tchèque qui a définitivement fait germer l’idée de La Savonnerie du Malt. Après deux années de R&D, ponctuées de nombreux apéritifs, d’échanges, de tests sous la douche, de barbecues et de réunions, l’envie s’est transformée en réalité.
« En lançant La Savonnerie du Malt, la première marque française de cosmétiques à la bière artisanale Bio, nous donnons naissance à un projet qui allie notre envie d’entreprendre ensemble et notre goût pour les produits de qualité », analysent Clément Posada, conseil en entreprise et Stéphane Santia-Andrews, chargé d’affaires exports chez BPIFrance.
Deux ans de R&D
Leur innovation a nécessité deux ans de développement pour aboutir à un résultat aussi original que satisfaisant, aux côtés de leur maître savonnier, Pierre Milnerowick.« Rien n’aurait pu voir le jour sans notre rencontre avec lui. Sa science des produits cosmétiques a apporté le cadre et la qualité qu’il fallait à notre projet décalé pour créer la première marque française de cosmétiques à la bière artisanale bio. Pierre travaille des ingrédients naturels, qu’il façonne avec passion pour donner naissance à des produits raffinés et de qualité. Un allié de choix dans notre aventure ! », développent les co-fondateurs de la Savonnerie du Malt.
Ne restait plus alors qu’à trouver le brasseur idéal… « Contre toute attente, trouver la bière avec laquelle seraient façonnés nos produits n’a pas été simple, sourit Clément. Plusieurs déconvenues ou refus ont jalonné nos recherches. Jusqu’à ce que nous croisions la route de Vincent Roudeyre et sa Brasserie des Montagnes installée au cœur des volcans. Brasseur depuis 10 ans, Vincent produit La bière des Montagnes, une bière artisanale biologique à la gamme complète. Notre projet lui a plu, nous avons aimé sa bière, l’aventure pouvait vraiment commencer ».
Circuit court
C’est ainsi qu’est née il y a quelques mois une gamme de soin naturelle à base de bière artisanale et biologique made in France. Savon, shampoing solide, baume ou encore huile nourrissante, le choix s’étoffe progressivement. « Nos cosmétiques sont fabriqués en circuit court, à base d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. Nous avons choisi une bière artisanale, ni filtrée ni pasteurisée, riche en vitamines B et en minéraux », précisent les deux associés qui vendent leurs produits en ligne sur www.lasavonneriedumalt.com. « L’objectif est désormais de monter en puissance et de booster notre visibilité et notre réseau de distributeurs en France ».
Braincube, spécialiste du traitement des données de fabrication et des applications industrielles, a annoncé fin 2023 une levée de fonds de 83 millions d’Euros auprès de Scottish Equity Partners et de Bpifrance. La plateforme, dont le siège social se situe à Issoire, développe depuis 2008 des solutions numériques destinées à aider les industriels à améliorer leur productivité. Retour sur une incroyable success story avec le co-fondateur et PDG, Laurent Laporte. (Photo / Braincube)
Comment expliquez-vous le succès rapide et phénoménal de Braincube ?
Braincube a rapidement imposé sa plateforme auprès d’industriels du monde entier. La clientèle est issue de plusieurs domaines industriels, notamment dans les secteurs de l’alimentation et des boissons, de la pâte à papier et du papier, des matériaux de construction, des pneus et des plastiques, et on trouve parmi ses clients de grandes entreprises internationales, comme Bridgestone et International Paper. Chez Braincube, nous rêvons d’un monde où chaque usine peut fonctionner avec une efficacité maximale, c’est pourquoi nous proposons à nos clients de les aider à concrétiser leur vision de l’industrie 4.0.
Quel est le secret de votre réussite ?
« Nous savons que grâce à nos outils, nos clients ont des retours de profits incroyables ! Nous avons déjà aidé les clients de l’entreprise à réaliser plus de 10 milliards de dollars d’économies et à réduire leurs émissions de carbone de 2,5 millions de tonnes. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place une stratégie de croissance avec cette nouvelle levée de fonds. Il faut dépasser la frilosité des marchés et investir massivement pour poursuivre notre développement et changer d’échelle. C’est en quelque sorte, la saison 3 de Braincube.
À quoi va vous servir ce nouvel investissement de 83 M€ ?
Nous avions déjà réalisé en 2018 une première levée de fonds de 12 M€ qui nous a permis de prendre un nouveau virage. Aujourd’hui, nous avons 240 collaborateurs en France, en Europe, aux États-Unis et au Brésil. Notre logiciel est utilisé sur des sites de production dans 35 pays. Et nous sommes en position pour devenir le leader incontesté dans notre domaine. Pour tenir notre niveau de croissance élevé, Braincube devrait passer de 240 à 600 salariés d’ici 2028, dont 200 au siège à Issoire. Nous devons donc d’abord doper notre recrutement. On doit construire une dynamique de vente et de business et pour ça il faut aller chercher des talents habitués à ces situations. Ce sont plutôt des profils internationaux. D’ici 5 ans, nous devrions atteindre un chiffre d’affaires de 100 M€.
Propos recueillis par Geneviève Colonna d’Istria
Braincube, une nouvelle forme d’industrie
Braincube a vu le jour à Issoire (Puy-de-Dôme). Fondée en 2008 par Laurent Laporte et Sylvain Rubat, l’entreprise auvergnate a développé des solutions numériques destinées à aider les industriels à améliorer leur retour sur investissement en optimisant leur production et en exploitant les tendances et les données historiques. C’est ainsi que Braincube est devenu l’un des acteurs majeurs dans le domaine des logiciels de données de fabrication. L’entreprise a pour objectif d’apporter à toutes les usines du monde les données dont elles ont besoin pour croître de manière évolutive et durable. En connectant les données de production et en les transformant en informations exploitables pour l’entreprise, les solutions industrielles de Braincube aident ses clients à accroître leurs profits et à atteindre leurs objectifs de développement durable.
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